Égratures

22 octobre 2011

Penser à

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Ranger un peu, les papiers surtout

Écouter le dernier disque de Camille en boucle

Retrouver le formulaire de la poste pour faire la réclamation du colis jamais arrivé

Caresser un rêve, un gros

Arroser les plantes, surtout la plante papillon qui agonise sous mes yeux

Manger un carreau de chocolat noir, l’écouter fondre

Faire cuire le chou, avec les lardons puis le congeler pour mon retour

Rire

Faire ma déclaration préalable à l’embauche

Faire le dos rond

Préparer un sac avec tout dedans

Regarder le plafond

Me laver les cheveux

Me passer la main dans les cheveux

Payer l’inscription de la compagnie au journal officiel

Penser à penser

Lancer une machine

Jeter des idées

Ne pas oublier les nez

Prendre le code de réservation des billets de train

Acheter des fruits secs

Feuilleter le cahier de vie de ma fille

Se mettre en veille

Écouter l’horloge du salon

Ronronner

Sentir que le soleil se couche

Se coucher

Terminer ma phrase

 

 

paulgrimault.jpg

 

Le roi et l’oiseau Paul Grimault

 

 

 

 

 

30 septembre 2011

Une belle collaboration

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Voilà donc une belle collaboration en perspective…

Cet été, je me suis inscrite sur Tandem jeunesse que voici  http://www.tandem-jeunesse.fr/

C’est un site de rencontre en fait! Une centaine d’illustrateurs a planché sur un thème, en l’occurrence les pois et début septembre toutes les illustrations ont été mises en ligne. Là, la meute sauvage d’auteurs en transe s’est jetée sur les illustrateurs apeurés afin de binômer, à savoir trouver chaussure à son pied, son pendant, celui avec qui nous ferions l’espace d’un projet, cerveau commun.

Et moi j’ai trouvé Anna!

http://ninamasina.blogspot.com/

Alors voici l’illustration qui m’a embarquée immédiatement et un petit début de quelque chose qui va avec.

 

pois2.jpg

 

Mona est née comme ça.

Avec trois pois.

Pas de poison ni de poisson, non, juste trois pois, là, bien droit au bout de son nez.

 

 

 

 

9 septembre 2011

Proposition de une!

Publié par poulopot dans textes d'ete

Or donc j’écris une pièce de théâtre. Si si, j’ai commencé vers février/mars. Alors en exclusivité mondiale, voici pour vous, juste pour vous lecteurs attentifs et bienveillants, le petit résumé ou ce qui figurerait au début de la pièce.

Le titre:

On s’haine si fort

La famille ça s’entortille, ça se démaquille, ça croit que ça se déteste, ça s’étouffe, ça se plaint de l’autre, ça pense que ça cause, mais ça cause pas.

La famille, ça croit se connaître par cœur, ça dit souvent « ah toi t’as toujours été… », ça fige chacun dans son rôle, ça pense pour l’autre, ça respire par petites bouffées.

La famille, ça préfère celle des voisins qui a l’air si bien, ça se perd de vue et de loin en loin ça ne se connaît plus.

La famille, ça s’aime malgré elle.

 

 

alors? Alors….??

 

dorisleethanksgiving.jpg

Thanksgiving de Doris Lee
   

 

7 août 2011

Proposition de saut dans le mot

Publié par poulopot dans textes d'ete

Là hop ! Je chausse mon clavier, j’enfourche mon cerveau et je saute ! Un mot, je me jette un mot au visage…. Soupe. Soupe ? Que faire de soupe ? Grandir, enfant qui grandit ou soupe au lait, non j’aime pas….

Chuintement, pour le son, chuintement d’une rivière.

La voilà qui coule en Ardèche, toute maigrelette, une rivière qui n’en est pas une, un filet d’eau qui se glisse comme une anguille entre les rochers. Au-dessus, des arbres vert tendres bruissent et se chuchotent des secrets « charmante ! une souris d’eau ? » chante le saule « non, une silhouette » siffle le cerisier  « une silhouette sans ombre ? » s’inquiète le cyprès « une silhouette fluette qui se faufile dans nos pénombres » susurre le cerisier. Et la silhouette insaisissable poursuit sa quête bucolique, trottine de bulle en bulle, clapote du ruisseau, rêve de nénuphars à grosses fleurs violines et se gave d’un bonheur épineux que l’on trouve dans les ronces.

La voilà qui chante mêlant sa voix aux froissements des branches qui s’entortillent de curiosité. « Mais enfin, on ne peut pas chanter comme ça ! Ces bruissements nous appartiennent, qu’elle soprane, qu’elle contre ut si ça lui chante, mais qu’elle nous laisse nos chuintements, nos crissements, nos gazouillis et nos murmures ! »  s’excite le cyprès presque asphyxié de courroux. « Laisse faire »  souffle le cerisier placide « ce n’est rien va , rien que le vent…. Le vent qui sifflote pour se divertir ».

Alors la silhouette se met à rire et  d’éclat en éclat se sauve vers un clair-obscur, rebondit sur un contre jour, avant de se faufiler derrière une brume, un soupçon, un semblant, une obscurité, une illusion.

 

nymphe769asmonet.jpg

 

Les nymphéas de Claude Monet

 

N’hésitez pas à me laisser des commentaires ci-dessous ainsi que de nouvelles propositions, ce blog existe surtout grâce à vous… Merci!

6 juin 2011

proposition de Jun Miyake

Publié par poulopot dans Textes de printemps

IL y a en ce moment un disque qui tourne en boucle dans ma maison et dans ma tête c’est la musique du film Pina de Wim Wenders. Alors, j’ai choisi All Names de Jun Miyake et voici le texte que cela m’a inspiré. A lire en écoutant, à écouter en lisant…..

 

Je cours, je m’emmêle, je m’envole, je crie, je pluie

je vente de la vie plein la gueule, ça se bouscule

ça se frissonne

ça se chamboule

ça s’emballe, ça m’emballe, frénétique, je reprends

j’halète

je m’égare, je virevolte, je tournoie, je calme

j’atterris

ça m’étreint, ça m’embrasse, ça m’entasse, ça bouillonne

je vibre

je m’élance, je danse, je transe, ça rit

ça tord, ça piaffe

ça s’apnéïse

ça électrise

je reprends

je m’essouffle, je bout de course, je me noie,  me débats, ça  bat

ça pulse, ça s’encourage, ça espère, ça y croit, ça arrive

je reprends

je contiens, je maintiens, je maîtrise, je fonce

j’enfonce

je défonce

j’extase, j’

 

N’hésitez pas à me laisser des commentaires ci-dessous ainsi que de nouvelles propositions, ce blog existe surtout grâce à vous… Merci!

2 mai 2011

proposition du blog à 1000 mains 2

Publié par poulopot dans Textes de printemps

J’avais déjà répondu à une proposition d’écriture de ce blog en automne. Et ben rebelote…

voici le lien

http://a1000mains.hautetfort.com/

 

Photo ma tête prendre

partir pas m’oublier

Faire visa

Calmer regard

Manger un peu

Pas pleurer

Pas courir

Pas tomber

 

Du sang

 

Tenir droit

Rester grand

Faire confiance

Pas se perdre

Respirer

Sourire même

 

Du sang sur les ongles

 

Tout laver

Tout brosser

Tout oublier

Tout blanchir

Pas mourir

 

Odeur du sang sur les ongles

 

Pas vomir

Pas crier

Pas paniquer

Se glisser

Se faufiler

Déguerpir

Réinventer

Pardonner

 

Odeur de ton sang sur mes ongles

 

photoblog1000mains.png

 

 Voici la photo qui m’a inspiré cette fuite criminelle passionnelle, elle est de Louise Imagine

 

RDV en Juin…..

 

 

 

 

 

 

11 avril 2011

Proposition de bilan et perspective

Publié par poulopot dans Textes de printemps

 

Chers amis, famille, inconnus,

Il faut bien se rendre à l’évidence, nous nous essoufflons ! Je m’étais proposé ce challenge d’un texte par semaine, pensant que cela m’obligerait à faire mes gammes, car pour écrire mieux il n’y a pas à tortiller du croupion, il faut écrire souvent, des tas de choses, construites ou pas, laborieuses ou pas, mais il faut docilement aligner les mots les uns à côté des autres comme autant de petits soldats triés sur le volet. Alors sagement, je m’y suis collé tous les jeudis ou vendredis, c’était selon, avec plus ou moins d’enthousiasme. Là, nous sommes vendredi et je suis dans un café jazzeux très agréable, je lève le nez régulièrement sur les passants ensoleillés et je m’introspecte, les lunettes  sur le nez, le front plissé et la main droite qui s’agite sur le clavier gueulant régulièrement après la gauche qui se la coule douce, chaudement coincée entre mes cuisses croisées.

Donc, nous nous essoufflons… De mon côté, cela vient interrompre souvent le projet dans lequel je me suis lancé depuis et du vôtre, apparemment si j’en crois les statistiques de mon blog et les commentaires qui diminuent comme peau de chagrin, votre enthousiasme s’est tari. Entendons-nous bien, je ne vous fais aucun reproche, si vous avez moins envie de lire ou rien à dire sur ce que vous lisez, vous n’allez pas vous forcer. C’est donc que la formule ne convient plus. Je me propose donc et nous verrons si cela nous ragaillardit, de passer à une fois par mois, disons le premier lundi du mois.

Vous me direz, si si je vous entends d’ici ne protestez pas, mais enfin Poulo, j’avoue j’aime bien quand vous m’appelez Poulo, ça fait poule prolo, ça me plait, mais enfin Poulo disiez-vous, j’aime aussi les phrases longues, c’est casse gueule, on aligne les mots sur une corde raide et on avance sans regarder en bas surtout, mais enfin Poulo, insistiez-vous, pourquoi ne publies-tu pas un texte quand tu le sens, quand tu as quelque chose de prêt ? Et là, ah enfin nouvelle phrase, et là je vous répondrais bande de malheureux que c’est justement parce que je me suis fixé une date butoir que je publie sinon, mon dieu, sinon, oh là, sinon …

Donc nous sommes d’accord, certes je ne vous ai pas demandé votre avis, mais il fallait bien que quelqu’un agisse que diable et vous êtes trop bien élevé pour venir me dire de but en blanc, eh Poulo passe donc à une fois par mois ça nous fera de l’air ! Bref, on fait un essai et s’il le faut nous ferons une pause, non ne pleurez pas nous n’en sommes pas encore là, mais il faut parfois anticiper et je sais que vous saurez être courageux, le cas échéant…

Je vous donne donc rendez-vous le lundi 2 mai et si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours me faire des propositions, sinon j’ai ce qu’il faut dans ma besace.

Bien à vous,

Poulo

 

vermeer2.jpg

 

Vermeer aussi s’est attaqué à mon portrait et ce petit manteau d’hermine me va comme un gant, non?

Jeune femme écrivant une lettre de Vermeer

4 avril 2011

Proposition d’Olivier

Publié par poulopot dans Textes de printemps

histoire d’une première fois…

J’ai pris ma tête de femme assurée. Je m’étais bien répétée au préalable la phrase pour laquelle j’avais opté et c’est donc d’une voix sereine mais ferme que j’ai annoncé à la caissière : « Bonjour Madame, je suis pigiste à ThéâtreOnline et j’ai réservé une place au nom de Poulopot, s’il vous plait ». Un sans faute magnifique avec sourire de circonstance. Curieusement, elle n’a rien dit et m’a regardée impassible. J’ai senti ma belle assurance dégouliner sur la moquette. Elle allait me demander quoi ? Une carte de journaliste ? J’avais précisément choisi le terme pigiste parce qu’il m’avait semblé moins usurpé que le mot journaliste.

Elle m’a souri et d’une voix onctueuse a demandé : « oui, pour quel spectacle ? ». Argh ! J’avais clairement oublié que le théâtre du Lucernaire était un festival d’Avignon à lui tout seul. « La rue de l’affaire Lourcine » lançais-je gaillardement « enfin, la même chose dans l’autre sens » bavouillais-je lamentablement avant de tendre une main moite pour récupérer mon billet. Voilà, c’est fait, elle va probablement jaser toute la soirée sur ces journalistes qui ne connaissent même pas les titres des pièces qu’ils viennent voir ! J’aurais dû choisir Fantasio ou Hamlet, là au moins pas de risques d’entremêlements linguaux.

Sur mon billet, il est écrit invitation professionnel, mon ego rebondit, c’est beaucoup plus chic qu’invitation pour la copine du troisième hallebardier ou invitation sociale comme j’ai eu droit hier, à Beaubourg.

Je patiente au premier étage en priant qu’il n’y ait pas un attaché de presse qui vienne m’entretenir, ça n’est pas le jour… Il y a une expo photo sur le Japon, du noir et blanc élégant sur papier glacé. Je m’intéresse, je tournicote, je prends un air entendu, je gratouille mes cheveux, je m’éternise devant une photo sans la voir, je souris à ma voisine, j’attends, j’attends…

L’ouvreuse nous demande de nous diriger vers le pigeonnier en silence s’il vous plait, il y a d’autres spectacles qui jouent. Le petit troupeau, de la pointe des pieds, s’achemine vers l’escalier en colimaçon qui débouche sur la bien nommée salle Eden.

Je me choisis une place centrale au troisième rang, coincée entre une maigrelette à sueur aigrelette et un bedonnant ronronnant.

Je sors mon petit calepin Muji acheté spécialement pour cette occasion et je note :  « L’affaire de la rue de Lourcine – 22 juillet 2008 – Lit à baldaquin immense avec rideau de douche incorporé » et c’est tout.

Et si ça ne me plait pas ? Et si je n’y comprends rien ? Mais pourquoi Labiche ? Depuis quand je suis spécialiste du vaudeville, moi ? J’aurais dû choisir La baraque à frites, un titre comme ça, c’est du lourd, du…

Le noir se fait…

 

marycassatt.jpg

Moi ce jour-là, croquée par Mary Cassat, elle nomma le tableau La loge

 

N’hésitez pas à me laisser des commentaires ci-dessous ainsi que de nouvelles propositions, ce blog existe surtout grâce à vous… Merci!
 

28 mars 2011

Proposition de Perec

Publié par poulopot dans Textes de printemps

Inventaire des lieux où j’ai dormi enfant.

 

Mon lit d’enfant à barreaux blancs, je ne le situe plus dans ma première chambre, mais dans la seconde, il était en entrant à droite. Je l’ai gardé tard car je me souviens que j’enjambais les barreaux pour me lever.

Le lit chez ma nounou, j’y faisais la sieste, il était très haut et immense avec un édredon rouge, je m’enfonçais dedans, il m’avalait presque, c’est sous ce lit que j’ai retrouvé un jour ma nounou, terrorisée par l’orage…

Mon lit de grande, encastré dans le meuble qu’avait fait mon père, un meuble vert et bleu qui remplissait tout un pan de mur, un meuble multifonctions avec tiroirs, armoire, coffre à jouets, table de nuit. J’avais un dessus-de-lit bleu et blanc avec des fleurs, sur mes draps il y avait Laurel et Hardi et sur mon oreiller, d’un côté ils dormaient et de l’autre ils me souriaient avec leur chapeau sur la tête.

Le lit de ma deuxième colo, au milieu d’un dortoir d’une vingtaine de lits, des ronflements, des enfants qui dorment et moi pas, le lit des premières angoisses…

Un lit chez ma tante, je dors en bas et ma cousine au-dessus de ma tête. Au milieu de la nuit, je me sens mouillée et même trempée, je ne comprends pas ce qui se passe, j’appelle. Quand la lumière s’allume, je découvre un lit couvert de sang, j’ai saigné du nez pendant longtemps. Ma cousine m’appellera Dracula et me laissera entendre que sûrement il va falloir m’opérer.

La banquette arrière de la voiture, à l’époque pas de ceinture de sécurité, je pouvais m’étendre tranquille, relevée la tête, m’enquérir du temps qu’il nous restait avant de replonger dans le sommeil, la joue collée au skaï beige d’une Peugeot vert bouteille.

Le lit de ma quatrième colo dans une chambre agréable que je partage avec une autre fille qui a 16 ans, comme moi. Nos deux amoureux sont venus nous rejoindre dans la ville de nos vacances, nous les voyons en journée car les moniteurs nous font confiance et nous autorisent à nous balader seules en ville. Un soir, nos amoureux décident de nous rejoindre et grimpent jusqu’aux fenêtres de notre château (oui, nous sommes hébergées dans un château !) Arrivés à nos fenêtres, ils pénètrent dans notre chambre, nous ricanons, nous nous bisouillons, lorsque bien sûr, entre le directeur de la colonie. Nos zorros ont juste le temps de se jeter dans l’armoire, mais trônent lamentablement devant le lit… leurs chaussures ! L’armoire est ouverte et les chevaliers héroïques découverts entre deux cintres, le directeur n’hésite pas à parler de trahison, nous sommes entre le ridicule et le fou rire. J’adore ce souvenir de vaudeville, un vrai bon vaudeville…

 

vangoghchambre2.jpg

La chambre de Vincent Van Gogh

 

N’hésitez pas à me laisser des commentaires ci-dessous ainsi que de nouvelles propositions, ce blog existe surtout grâce à vous… Merci!

21 mars 2011

Proposition de bestiaire

Publié par poulopot dans Textes de printemps

Puisque nous sommes avec mes CE2, restons-y! Demander au préalable à l’instit que chaque enfant ait son corps détouré sur une grande feuille. Puis sur cette feuille, renommer certaines parties de son corps par des animaux du type mon foie devient un rat etc. Pour finir faire un texte, un poème, tout ce qui vous sierra sur cette base-là!

 

Je me gratte la linotte.

Je regarde l’heure, 7h30. Allez, encore 10 mn avant d’ouvrir un merlan. J’ai la poule sèche et les limaces gercées. Il fait trop sec dans cette chambre. Je m’étire, je me rendors, j’hésite… L’éléphant dans l’oreiller, je rêvasse. Mon poulpe droit gratouille mon flamant rose.

Je baille.

Machinalement, mon crabe furète dans mes araignées emmêlées. Je glisse hors du lit. Mes gazelles et mes vautours me tirent. Courbatures. 

Mon kangourou gargouille, j’ai faim.

Je coulisse vers la douche.

Le merlan mi-clos, je tente un réglage de température. L’eau jaillit, se glisse dans mon hermine, dégouline le long de mon âne et de mes chouettes. Je penche la linotte en arrière, mes araignées trempées bavent à gros bouillons. L’eau rebondit sur mes chats puis forme de petits sillons qui se croisent autour de mon bigorneau avant d’achever leurs courses le long de mes coqs.

Je me savonne, je me réveille, enfin.

Fraîchement emballée dans mon peignoir Granny Smith, je déjeune, un moustique sur les infos, un merlan sur mon thé fumant. Je grignote du bout des limaces ma tartine confiturée.

Les infos grésillent, le monde vacille.

Une fourmi dans l’éléphant et le sourire aux limaces, ma fille apparaît dans le salon. Je la prends dans mes serpents et l’assois sur mes gnous. Elle me crie à pleines baleines : « Maman, c’est école aujourd’hui ? » et saute sur ses deux poulpes pour regagner la cuisine. La bouche en lion, elle attend que son petit-déjeuner se prépare.

Un biberon plus tard, nous voici, les crabes dans les poches, sur le chemin de l’école…

 

gnousgenoux.jpg

Des gnous à genoux…

 

N’hésitez pas à me laisser des commentaires ci-dessous ainsi que de nouvelles propositions, ce blog existe surtout grâce à vous… Merci!

 

 

12345

juno39 |
Du polar à lier |
Broderies |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Instantanés littéraux d'Afr...
| Réflexions pédagogiques par...
| Abandons