Égratures

9 septembre 2011

Proposition de une!

Publié par poulopot dans textes d'ete

Or donc j’écris une pièce de théâtre. Si si, j’ai commencé vers février/mars. Alors en exclusivité mondiale, voici pour vous, juste pour vous lecteurs attentifs et bienveillants, le petit résumé ou ce qui figurerait au début de la pièce.

Le titre:

On s’haine si fort

La famille ça s’entortille, ça se démaquille, ça croit que ça se déteste, ça s’étouffe, ça se plaint de l’autre, ça pense que ça cause, mais ça cause pas.

La famille, ça croit se connaître par cœur, ça dit souvent « ah toi t’as toujours été… », ça fige chacun dans son rôle, ça pense pour l’autre, ça respire par petites bouffées.

La famille, ça préfère celle des voisins qui a l’air si bien, ça se perd de vue et de loin en loin ça ne se connaît plus.

La famille, ça s’aime malgré elle.

 

 

alors? Alors….??

 

dorisleethanksgiving.jpg

Thanksgiving de Doris Lee
   

 

7 août 2011

Proposition de saut dans le mot

Publié par poulopot dans textes d'ete

Là hop ! Je chausse mon clavier, j’enfourche mon cerveau et je saute ! Un mot, je me jette un mot au visage…. Soupe. Soupe ? Que faire de soupe ? Grandir, enfant qui grandit ou soupe au lait, non j’aime pas….

Chuintement, pour le son, chuintement d’une rivière.

La voilà qui coule en Ardèche, toute maigrelette, une rivière qui n’en est pas une, un filet d’eau qui se glisse comme une anguille entre les rochers. Au-dessus, des arbres vert tendres bruissent et se chuchotent des secrets « charmante ! une souris d’eau ? » chante le saule « non, une silhouette » siffle le cerisier  « une silhouette sans ombre ? » s’inquiète le cyprès « une silhouette fluette qui se faufile dans nos pénombres » susurre le cerisier. Et la silhouette insaisissable poursuit sa quête bucolique, trottine de bulle en bulle, clapote du ruisseau, rêve de nénuphars à grosses fleurs violines et se gave d’un bonheur épineux que l’on trouve dans les ronces.

La voilà qui chante mêlant sa voix aux froissements des branches qui s’entortillent de curiosité. « Mais enfin, on ne peut pas chanter comme ça ! Ces bruissements nous appartiennent, qu’elle soprane, qu’elle contre ut si ça lui chante, mais qu’elle nous laisse nos chuintements, nos crissements, nos gazouillis et nos murmures ! »  s’excite le cyprès presque asphyxié de courroux. « Laisse faire »  souffle le cerisier placide « ce n’est rien va , rien que le vent…. Le vent qui sifflote pour se divertir ».

Alors la silhouette se met à rire et  d’éclat en éclat se sauve vers un clair-obscur, rebondit sur un contre jour, avant de se faufiler derrière une brume, un soupçon, un semblant, une obscurité, une illusion.

 

nymphe769asmonet.jpg

 

Les nymphéas de Claude Monet

 

N’hésitez pas à me laisser des commentaires ci-dessous ainsi que de nouvelles propositions, ce blog existe surtout grâce à vous… Merci!

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