Égratures

22 novembre 2010

Proposition de MOB

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Proposition : un homme d’affaire cravaté entre dans le luxueux ascenseur d’un building ultra-moderne. Au 24ème étage, la porte s’ouvre. Un ours entre. Imaginer le huis-clos qui s’ensuit.

 

Je me suis levé à 6h45 et après une douche rapide, j’ai plié mon pyjama que j’ai rangé sous mon oreiller et j’ai bu le café que ma femme avait fait coulé. J’ai mangé quelques biscottes, pris mes vitamines. Ma femme m’a aidé à enfiler la veste de mon costume parme puis a évité le baiser, que je m’apprêtais à lui faire. J’ai embrassé les enfants sur le front, j’ai attrapé mes clefs sur le buffet et je suis parti prendre la voiture au parking. Il restait de l’essence, le temps était un peu lourd, il était alors 7h30. Je suis arrivé vers 8h15, je préfère arriver tôt, ça me permet d’être efficace avant que le téléphone ne sonne. J’ai garé la voiture au parking et j’ai salué le gardien d’un geste de la main. Je suis monté dans l’ascenseur, j’ai appuyé sur le bouton du 12e étage et j’ai attendu. Mais l’ascenseur a dépassé le 12e, a continué de monter et c’est au 24e étage, au niveau de la terrasse, qu’il s’est arrêté, s’est ouvert et qu’un ours est entré.

C’était un ours très grand, du moins, il m’a semblé. Il s’est installé à l’arrière et a attendu que l’ascenseur se referme. J’ai rappuyé sur le bouton du 12e. Je regardais les chiffres défiler et ma carotide paraissait vouloir s’enfuir sous ma cravate, je l’ai dégagée d’un geste et je me suis alors aperçu que je pouvais observer l’ours dans le reflet des parois lustrées. Il ne bougeait pas, il s’était assis et avait posé ses pattes avant sur ses genoux.

C’est au 20e étage que l’ascenseur s’est bloqué et je n’ai pas appelé le dépanneur. L’ours a poussé une sorte de léger grognement, il m’a regardé et a posé sa patte droite sur mon épaule gauche, d’une de ses griffes il frottait mon oreille. Je me suis retourné pour lui faire face et le regarder tout entier. Son pelage était en effet blanc, immaculé. Il avait deux petits yeux noirs ronds cernés de noirs. Au bout de sa gueule allongée, une truffe noire et humide venait se poser sur deux fines lèvres noires. Une tête d’ours.

Je me suis alors assis sur ses genoux, ses genoux d’ours et j’ai mis ma tête sur sa poitrine, il a posé sa gueule sur ma tête et j’ai senti son souffle chaud sur mes cheveux. J’ai fermé les yeux.

Quand les secours sont arrivés, je dormais dans les bras de mon ours. Petit pas de côté dans petite vie étouffée…

 

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© La Victoire de Magritte

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15 novembre 2010

Proposition d’Al Zheimer

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Proposition : Moi je veux bien que tu m’écrives ma lettre de démission…

Monsieur le directeur,

Je viens par la présente vous annoncer mon départ imminent, car si le travail c’est la santé, ne rien faire reste encore le plus sûr moyen de la conserver.
Monsieur le directeur, il me reste peu de temps à vivre : 50 ans, 60 ans tout au plus, dont plus de la moitié à passer à vos côtés. Or vous en conviendrez, monsieur le directeur, cela n’est pas raisonnable !
Non, Monsieur, ça n’est pas votre alopécie naissante qui laisse apparaître un crâne cireux hérissé d’exfoliations épidermiques, ni votre main moite et molle que vous me tendez chaque matin, ni votre petite odeur de sueur aigrelette qui se marie si bien à votre gauloise matinale, ni même le regard flasque que vous posez sur mes seins, qui m’ont décidée.
Non, Monsieur, ce ne sont pas non plus vos blagues bigardiennes (Je vous parle ici du comique Bigard et non d’une quelconque race de gastéropodes à laquelle vous pourriez tout aussi bien appartenir, j’en conviens), ni cette manière si élégante d’asseoir votre autorité d’un revers de fesse.
Non, Monsieur, il ne s’agit en rien de tout cela et je vous épargne en vrac, votre mauvaise foi soignée, vos facétieuses sautes d’humeur, ainsi bien sûr que votre incompétence officielle qui fait le sel de nos conversations de machine à café.
Non, Monsieur, il s’agit juste ici d’un petit plaisir badin que je prends en vous regardant parcourir de vos yeux bêlants cette prose, car je vous filme monsieur, et vous qui vous êtes tant servi de facebook comme d’une arme de destruction massive, je crains que votre charisme d’huître ne fasse le buzz en un rien de temps…
Je vous prie, Monsieur, de bien vouloir agréer l’expression de ma grande considération,
Tendrement,
POULOPOT

NDLR: Désolée Al, je suis pas sure de t’avoir aidé…

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Lucian Freud, Naked Man.
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8 novembre 2010

proposition du blog à 1000 mains

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Cette semaine, j’ai été piocher ma proposition là:

http://a1000mains.hautetfort.com/

et je me suis donc inspirée de ce dessin là:

http://alotoftralala.over-blog.com/

 

dessinblog1ooomains1.jpg

et ça a donné ça…

 

Merde il neige ! En novembre ! C’est que ça doit faire un moment, c’est déjà tout blanc… Je me ferais bien un chocolat chaud…avec de la chantilly. Il en reste de la chantilly ?… Demain, faudrait que je fasse des courses, au moins pour racheter du beurre et des yaourts…

J’ai pas rappelé mon père ! Pfff, ce qu’il y a vraiment de plus chiant quand on perd sa mère c’est d’être obligé d’appeler son père !… Je suis odieuse, oui mais c’est bon, oui mais je suis odieuse, oui mais c’est bon,… stop ! …C’est con cette expression « perdre sa mère », genre on l’a égarée. Ah ben ça, où donc j’ai bien pu mettre ma mère, moi ?

La vache, ça tombe sec !… Non ? Le pauvre gars ! En panne à 2h du mat sous la neige, c’est pas de bol ça quand même ! Si j’étais une fille bien, je descendrais avec un thermos de café, je lui ferais mon sourire pepsodent.

Bonjour, ça va ? Je vous ai apporté du café.

Lui, dévasté par mon sourire : oh merci, mais réchauffez-vous dans la voiture, vous devez être frigorifiée !

Merci, vous voulez que j’appelle une dépanneuse ?

Je veux bien, mon téléphone, en prime, n’a plus de batterie.

Et ben, c’est pas votre jour de chance, on dirait!

Suis pas si sûr…

Et là, on fond sur la banquette arrière et la neige couvre d’un voile pudique nos ébats torrides… Merde, j’ai pas posté la lettre pour les impôts, faudrait que je le note… Han, il change un pneu, en fait…ça lui donne pas l’air fin ce bonnet…

Putain, saloperie de bestioles ! Mais c’est dingue ça, des moustiques en novembre ! Avec ces apparts surchauffés toute l’année, ils savent même plus en quelle saison on est, ces abrutis !

…Bon, je le fais ce chocolat ou pas ? Si le 7e réverbère est éteint je le fais. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept… mouai, ça dépend si je compte le petit… 2h30, faudrait plutôt que je me couche… C’est con une ville la nuit… ou alors je me fais une verveine, une vraie avec du miel… Hou ça, ça risque de me coller le blues, version madeleine de Proust, papa, maman, ma sœur, la maison de campagne, les grosses chaussettes en laine, le feu de cheminée et maman qui nous lit des nouvelles de Maupassant…

Et donc ? Suis condamnée à plus mettre de chaussettes en laine, à arrêter la verveine et Maupassant, c’est ça l’histoire ? Putain, c’est chiant la nostalgie…

Et ben voilà, garçon, tu l’as changé ton pneu avec tes petits doigts tout gelés ! Adieu poor lonesome cowboy… Bon et une vodka, ça me rappellerait rien ça ?…en même temps, j’en n’ai pas…

Dans la maison un grand cerf, regardait par la fenêtre, un lapin venir à lui et chanter ainsi…. Cerf, cerf ouvre moi… où le cafard me tuera…

 

 

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Poulopot

 

1 novembre 2010

Proposition de la marquise de Sade

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Un petit texte décadent pour soirée en couples.. Et avec le menu s’il vous plait.

L’avaresse, l’envieuse, l’orgure, la gourmice, la coleur, l’enluxe et la parence, voilà mes sept péchés capiteux. Je m’apparence en débordance avec prélasse dans draps de soie, je m’indolence avec messieurs aux mains fureteuses, je m’avaresse avaresseusement, me recomptant, me regardant les sous, me dormant sur magot, sur coussinet d’abondance, je cave l’oseille de bourgeocrates enffamés et j’enjouixste.

Toute petite marchote déjà, je m’évadorais, je rêvais d’une joliette plamonde, toute sucrée, un rien jubilatine, je m’étourbissais la calotte. Alors dans mon baldaquin, je m’enamourais l’abricote et c’était une jouixtase affolante, endiableuse. J’en mordouillais le peluchon, toute enflaquée et repute.

Depuis je m’enluxe, je me débache, je me débauche, je m’électrode, je m’emphallus, je m’échangisme…  avec des messieurs seulitaires ou convolés et des dames libertiques et pudibonnes. Nous nous pourléchons de soupers fins et de guêpières dentelées. Sur mon bristol de courtoisie, vous trouverez :

 

En abuse-bouches -

- une tendresse ambrée

- un touchi-toucha ondulant

- un tripote linguale et son coulis

 

En plats essensuels -

- L’empénétrade enfileuse épicée

- L’empénétrade ventouse sur forniqua

- La sadomisation de la marquise

 

- Salacité et frimage

 

En décadence -

- café et ses mignardises

 

Faites votre choix, je vous attends dans le vesticule…

 

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Balthus, nu au chat

 

J’attends vos propositions pour lundi prochain. Vous pouvez les mettre ci-dessous. Merci!

25 octobre 2010

proposition de Maëlle

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Voici ma propal inspirée par cette jolie chansonnette qui me trotte dans la tête. Inventer les deux strophes suivantes du “ptit bal perdu de bourvil”. Possible uniquement si tu ne connais pas trop bien la chanson…
 

C’était tout juste après la guerre,
Dans un petit bal qu’avait souffert.
Sur une piste de misère,
Y’en avait deux, à découvert.
Parmi les gravats ils dansaient
Dans ce petit bal qui s’appelait…
Qui s’appelait…
qui s’appelait…
qui s’appelait…

(Refrain)

Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens
ce sont ces amoureux
Qui ne regardaient rien autour d’eux.
Y’avait tant d’insouciance
Dans leurs gestes émus,
Alors quelle importance
Le nom du bal perdu ?
Non je ne me souviens plus
du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens
c’est qu’ils étaient heureux
Les yeux au fond des yeux.
Et c’était bien…
Et c’était bien…

Il susurrait des mots d’amour
Elle riait en éclats vermeils
Ils promettaient d’rêver toujours
à un avenir bouffi de soleil
Du fond de leur bulle, ils dansaient
Dans ce petit bal qui s’appelait
Qui s’appelait
Qui s’appelait
Qui s’appelait

(refrain)

Au p’tit matin, ils sont partis
Le cœur au chaud les yeux mouillés
J’ai pris ma tête de nostalgie
Et le patron a rigolé
Parmi les gravats je flottais
Dans ce petit bal qui s’appelait
Qui s’appelait
Qui s’appelait
Qui s’appelait

(refrain)

Pour entendre la chanson cliquer ici:

J’attends vos propositions pour lundi prochain. Vous pouvez les mettre ci-dessous. Merci!

18 octobre 2010

Proposition d’RV G

Publié par poulopot dans Textes d'automne

 

Paul Eluard rencontre René Magritte et ils commentent une oeuvre d’Yves Klein.


Contrainte facultative : Ne pas utiliser la couleur “bleu”

 

C’est…

 

Ou pas !

 

Ou pas, oui…

 

C’est une bulle outremer

 

Un concept mousseux

 

Une tentative d’embrasser le monde

 

Une lune en velours côtelé

 

Ou pas !

 

Ou pas, oui…

 

C’est une poudre d’escampette

 

Un manège de barbarie

 

Un match de foot

 

Une raquette de ping-pong

 

Ou pas !

 

Ou pas, oui…

 

Paul ?

 

Oui, René

 

Tu viens, j’ai faim.

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Globe terrestre bleu. Yves Klein

 

J’attends vos propositions pour lundi prochain. Vous pouvez les mettre ci-dessous. Merci!

11 octobre 2010

Proposition de Cat Benas

Publié par poulopot dans Textes d'automne

Récit faisant apparaître une couleur (dans tous ses états, un spectre, un camaïeu…)_

 

Ce jour-là, le soleil s’était bien levé sur le monde, suivi de près par un petit crachin de printemps. Nous étions le 24 avril et tout semblait normal, sauf que…. la pluie qui gratouillait les murs était verte, d’un vert d’eau qui aurait pu passer inaperçu, si les trottoirs n’avaient pas été vert sapin, les troncs d’arbres vert perroquet, les boîtes aux lettres vert amande et les milliers de paires de chaussures qui battaient le pavé, vert bronze, vert poireau, vert tilleul et j’en passe.

Les gens, incrédules, se regardaient et osaient à peine demander à leurs voisins, si par hasard, ils voyaient eux aussi la vie en vert.

Les enfants pleuraient de grosses gouttes opalines qui coulaient sur leurs joues émeraude, les vieux bavaient quelques inquiétudes et les chiens couinaient comme si la fin du monde était proche.

Ainsi les jours passèrent, toujours aussi verts.

On s’habituait, les chercheurs cherchaient, les hommes politiques politisaient, certains parlaient d’une volonté d’arc-en-cielisation du paysage mondial, d’autres avaient lancé le slogan, «non au vert-treille, oui au vermeil!». Bref, ça n’avançait pas beaucoup…

Il fallut donc s’y faire, on se mit à devenir extrêmement sensible à toutes les nuances, on créait de nouveaux tons que chacun inventait d’après ses souvenirs de l’époque bénie où l’on voyait en couleur. Il y avait le vert «rizière de mai», le vert «bouteille vide au coucher de soleil», le vert «ortie sauvage piétinée sur rosée» et ainsi de suite.

Malheureusement, arriva le temps où l’on vit fleurir des néologismes monstrueux créés par les enfants qui n’avaient pas connu les couleurs, on entendait parler de «vert-écrevisse » voir même de « vert-missel » ou de « vert-veine » par les plus boute-en-train… Les académiciens dans leurs habits verts restés verts s’offusquaient, mais rien n’y faisait, le temps passait et avec lui le souvenir des couleurs s’effaçait.

Ainsi les jours passèrent, toujours aussi verts !

Et enfin ce qui devait arriver arriva, le dernier vieillard, qui était né juste avant la disparition des couleurs et qui tenait encore conférences peu de temps avant sur la beauté d’un jaune poussin et l’éclat d’un rouge cerise, décéda. C’en était fini, plus personne n’était capable de poétiser sur la terre qui avait été, paraît-il, bleue comme une orange.

Et c’est quelques années plus tard qu’un petit philosophe au teint vert-de-gris lança une théorie qui fit vite le tour de la planète. On le retrouvait partout, les hommes politiques se l’arrachaient, les chercheurs criaient à l’imposture et les citoyens étaient en adoration devant tant d’ingéniosité. L’homme tenait à peu près ce langage :

«  Mes amis,

Le rouge est mort, vive le rouge !

Le bleu est mort, vive le bleu !

Le jaune est mort, vive le jaune !

Mais qu’est-ce que le bleu, qu’est-ce que le jaune, qu’est-ce que le rouge ? Vous ne le savez plus, moi non plus ! Mais si je regarde le ciel ce soir et que je décide que ces étoiles que nous nommons vert-absinthe sont en fait rouges et si ce bureau mélèze était jaune et si mon costume empire était bleu ! Les couleurs n’ont pas disparu, elles sont à réinventer. Ne nous laissons pas envahir par la morosité ambiante qui nous impose une vision verdâtre du monde, soyons audacieux, bâtissons un monde multicolore ! »

Et il était ovationné.

Il fallut un peu plus de 20 ans pour que l’on puisse de nouveau parler dans le langage courant d’un bleu ciel ou d’un jaune citron. Avec l’appui des nuanciers qui avait survécu au XXIe siècle, on avait même pu être assez fidèle aux anciens. Mais entre nous, il faut bien l’avouer, le monde était resté vert, foncièrement vert… Enfin, d’aucuns diront que c’est la couleur de l’espoir, alors on ne sait jamais…

vertmillon.jpg le vert-Millon

 

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4 octobre 2010

Proposition de Florence

Publié par poulopot dans Textes d'automne

 

La proposition: « Vous allez expliquer à un enfant, sans bêtifier et sans aucune notion religieuse, ce qu’est l’éternité . »
« Elle est retrouvée…

Quoi ?

L’éternité. C’est la mer allée avec le soleil ».


L’éternité, mon poussin, c’est un peu comme un vertige.

C’est quoi un vertige?

Un vertige? Tu vois l’autre jour quand nous étions chez Tante Agathe, tu es montée sur une chaise de la cuisine et tu n’étais pas très à l’aise?

Et ça, c’est l’éternité?

Non, ça c’est un vertige. L’éternité, c’est tellement long que ça donne le vertige.

C’est long comment?

Comme quelque chose qui ne s’arrêterait jamais…

Mais ça peut pas!

Si ça peut et c’est ça qui donne le vertige.

Alors ça dure toujours?

Oui c’est ça, toujours.

Mais au bout du toujours, y a quoi?

Encore du toujours.

Et après le toujours, y a quoi?

Encore du toujours.

Ben non puisque c’est après!

Mais le toujours dure toujours!

Et après la mort ?

Après la mort on ne sait pas…

Ah, tu vois, là le toujours y s’arrête!

Il s’arrête pour celui qui est mort, mais pas pour les autres.

C’est qui les autres?

Les vivants.

Mais alors quand Tante Agathe dit : «pfff ça fait une éternité que je ne vous ai pas vues!» ça veut dire qu’elle va nous revoir que quand elle sera morte?

Non, là c’est une expression, elle veut dire qu’elle aimerait nous voir plus souvent.

Ah…. …. Ça fait une éternité que j’ai pas vu les petits gâteaux au chocolat avec de la mousse dedans!

Ceux de Tante Agathe?

Ben oui, ceux qui étaient en haut du vertige, cachés au fond de l’éternité du buffet de la cuisine!

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 Bleus II de Miro

Bleus II de Miro

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